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Peut-on faire du bruit le lundi de Pentecôte : ce que dit la réglementation

Alain
Alain
septembre 22, 2026 5 min
Personnes celebrant bruyamment autour table lundi matin

Tondre la pelouse, percer un mur ou lancer une perceuse un lundi de Pentecôte : bonne ou mauvaise idée ? Ce jour férié pose une question récurrente chaque année, d’autant qu’il porte aussi le nom de journée de solidarité. Voici ce que prévoit réellement la loi et jusqu’où vous pouvez aller sans risquer une amende.

Lundi de Pentecôte : jour férié ou journée travaillée ?

Le lundi de Pentecôte fait partie des jours fériés légaux prévus par le Code du travail, au même titre que le 1er mai ou le 14 juillet. Depuis 2004, ce jour est aussi devenu la journée de solidarité, censée financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Mais depuis une réforme de 2008, les employeurs peuvent choisir un autre jour pour cette contribution, si bien que de nombreux salariés travaillent effectivement le lundi de Pentecôte pendant que d’autres restent chez eux.

Cette confusion entretient l’idée que le régime du bruit serait différent ce jour-là, plus souple parce que « tout le monde travaille ». En réalité, ce raisonnement ne tient pas juridiquement : le statut de journée de solidarité n’a aucune incidence sur la réglementation des nuisances sonores. Le lundi de Pentecôte reste un jour férié à part entière.

Peut-on faire du bruit le lundi de Pentecôte ? Ce que dit la loi

Oui, on peut faire du bruit le lundi de Pentecôte, mais dans des plages horaires restreintes, comme n’importe quel dimanche ou jour férié. En droit français, les jours fériés sont généralement assimilés au dimanche pour tout ce qui touche aux nuisances sonores, ce qui signifie des horaires plus courts et plus tardifs que ceux appliqués en semaine.

Le Code de la santé publique encadre les bruits de voisinage, qu’ils soient liés à une activité professionnelle, un loisir ou des travaux domestiques. Il sanctionne le tapage diurne comme le tapage nocturne dès lors que le bruit porte atteinte à la tranquillité du voisinage, par sa durée, sa répétition ou son intensité, sans qu’un seuil précis en décibels soit toujours nécessaire pour caractériser l’infraction.

Le réflexe à avoir avant de sortir la tondeuse
Consultez l’arrêté préfectoral ou l’arrêté municipal de votre commune. C’est ce texte local, et non une règle nationale unique, qui fixe les horaires précis autorisés pour les travaux bruyants le dimanche et les jours fériés.

Réglementation du bruit en France : les règles de base

Panneau interdiction bruit avec decibels rouges affiche

Bruit de voisinage et Code de la santé publique

Le Code de la santé publique pose un principe général : aucune personne ne peut causer un bruit de nature à porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé, que ce soit par elle-même, par l’intermédiaire d’un objet ou d’un animal dont elle a la garde. Cette règle s’applique tous les jours de l’année, y compris le lundi de Pentecôte, sans exception liée à la journée de solidarité.

Arrêtés préfectoraux et horaires autorisés

Chaque préfecture ou mairie fixe des horaires précis pour les travaux de bricolage ou de jardinage susceptibles de causer une gêne. À titre indicatif, les horaires les plus fréquents en semaine sont 8h30-12h et 14h30-19h30, contre des créneaux plus resserrés le samedi, et généralement 10h-12h le dimanche et les jours fériés. Ces horaires varient toutefois d’une commune à l’autre, d’où l’intérêt de vérifier la réglementation locale avant d’entreprendre quoi que ce soit.

Jour Horaires habituels des travaux bruyants
Jours ouvrés 8h30-12h et 14h30-19h30
Samedi 9h-12h et 15h-19h
Dimanche et jours fériés (dont Pentecôte) 10h-12h, selon l’arrêté local

Travaux, tonte et activités bruyantes : ce qui est permis

La tonte de pelouse est l’exemple le plus concret pour comprendre la règle. Un lundi de Pentecôte, elle reste généralement tolérée en fin de matinée, dans le créneau réduit prévu pour les dimanches et jours fériés, mais pas à 8h ni en début d’après-midi comme un jour de semaine classique. Une perceuse, une scie électrique ou un motoculteur suivent la même logique : usage possible, mais limité à une courte fenêtre horaire.

Les fêtes de famille, barbecues ou musique amplifiée dans un jardin ne sont pas interdits en soi, mais ils tombent sous le coup du tapage diurne si le volume ou la durée gênent manifestement le voisinage. La nuit, le tapage nocturne est apprécié encore plus strictement, sans référence à un horaire précis : le simple fait de causer une gêne répétée ou anormale suffit à caractériser l’infraction, jour férié ou non.

Sanctions en cas de non-respect des règles

Ne pas respecter les horaires autorisés ou causer un tapage diurne ou nocturne expose à une contravention. L’amende forfaitaire pour tapage nocturne s’élève généralement à 68 euros, majorée à 180 euros en cas de retard de paiement, et peut grimper davantage si le trouble se répète ou si les forces de l’ordre doivent intervenir plusieurs fois.

En pratique, la police municipale ou la gendarmerie peuvent être appelées par un voisin excédé, y compris un lundi de Pentecôte. Avant d’en arriver là, un dialogue direct avec la personne concernée reste souvent la solution la plus rapide, la médiation de voisinage étant privilégiée par la plupart des mairies avant toute sanction.

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Alain

Direction éditoriale
Rédactrice à Demeures Projet depuis cinq ans, elle couvre maison, rénovation et immobilier avec une méthode sourcée et une attention portée aux détails constructifs. Elle croit que l'habitat mérite une pensée sérieuse, pas un résumé marketing.

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